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mercredi 2 avril 2014

Mercredi cinéma !

La crème de la crème
Kim Chapiron, 2014


Pour moi, Kim Chapiron, c'est Dog Pound, un des films qui m'a le plus marquée et que j'aime absolument. J'étais donc plutôt enthousiaste pour La crème de la crème même si la bande-annonce m'avait laissée de marbre. Je vais commencer par les points positifs : la BO (Justice et Sébastien Tellier entre autres) et l'humour qui est assez efficace.
Mais je n'en reste pas moins déçue. Le réalisateur parle "d'histoire d'amour" et je n'en vois pas. Non, franchement, s'il voulait vraiment faire une histoire d'amour, il s'y serait pris autrement. On dirait que le rapprochement de ces deux personnages n'est que secondaire. Et puis ce qui m'a le plus dérangée, c'est cette conclusion relativement sur la femme qui serait avant tout vénale et n'oserait pas s'approcher d'un garçon qui ne plairait pas aux autres femmes. Non mais... sérieusement ?
Ce film reste une bonne comédie, à voir entre potes de fac mais ça s'arrête là, croyez-moi.

mercredi 26 mars 2014

Mercredi cinéma !

Her
Spike Jonze, 2014


Depuis quelques temps, j'étais en manque d'histoire d'amour. Enfin, d'un film retraçant avec poésie la relation de deux personnages. Je trouve qu'on manque de films de ce genre en ce moment, c'est con, parce que c'est ce que je préfère.
Heureusement, Her est arrivé en même temps que la petite moustache de Joaquin Phoenix (nomnomnom). Ce dernier joue un homme, dans un futur pas si lointain, qui tombe amoureux de "son ordinateur". Cette histoire est possible car l'ordinateur est doté d'une "vraie" intelligence artificielle. Il peut donc réfléchir comme un humain et avoir de réels sentiments. Cette histoire est relativement terrible dans un sens et m'a fait réfléchir sur la direction que prenait le monde en ce moment et le constat est assez effrayant...
Au point de vue du film en lui-même, la photographie et la BO (par Arcade Fire svp) sont tout bonnement magiques et participent vraiment à la beauté de cette histoire. Malgré tout, j'avoue avoir trouvé quelques longueurs (il dure deux heures) qui m'empêchent de penser ce film comme vraiment génial.

Néanmoins, je le recommande vivement à tous les non-technophobes ! :)

mercredi 5 mars 2014

Mercredi cinéma!

The Grand Budapest Hotel
Wes Anderson, 2014


J’attendais ce film avec une impatience monstre. Je crois que je peux affirmer haut et fort que je n’ai pas été déçue, pas le moins du monde. Pour moi, The Grand Budapest Hotel est une pure comédie parce que j’ai ri du début à la fin, c’est aussi un film d’action mais à la Wes Anderson, c’est-à-dire calculé au millimètre près et très (très) décalé. C’est insolent et merveilleusement bien foutu.

C’est l’histoire d’un maître d’hôtel soupçonné d’avoir tué une de ses vieilles clientes pour hériter d’un tableau inestimable. (Je ne sais pas comment je fais pour AUTANT résumer une histoire comme celle-ci mais j’ai peur qu’en entrant trop dans les détails, je gâche la surprise.)
Wes Anderson est, à mon sens, un génie d’esthétique mais aussi dune autre chose à laquelle je ne saurai donner un nom : à travers des histoires que l’on pourrait penser « légères », il arrive à faire réagir son spectateur à des sujets bien plus profonds, généralement rattachés à la figure familiale. Il s’entoure toujours d’un casting relativement impressionnant et The Grand Budapest Hotel ne déroge pas à la règle : Ralph Fiennes (que je ne connaissais qu’en méchant bien viril et c’était assez génial d’en voir tout l’opposé), Adrian Brody, Willem Dafoe, Tilda Swinton, Harvey Keitel, Bill Murray, Adrien Brody, Edward Norton, Jude Law, enfin je ne vais quand même pas tous les citer !


Finalement, ce film m’a tout l’air d’être un beau pied de nez à ses détracteurs qui pensent que tous ses films sont identiques (ou presque). Le réalisateur pousse son style dans ses retranchements en y introduisant de l’impertinence et de la violence qui ne lui sont pas vraiment familières. Je le recommande chaudement ! 

mercredi 12 février 2014

Mercredi cinéma !

American Hustle
David O. Russell, 2013


Non, je ne parlerai pas de 'bluff' ici. Certes, j'ai un amour tout particulier pour la langue de Shakespeare mais je comprends parfaitement que les titres doivent être changés de temps à autres, pour des raisons de compréhension du public français. Mais "American Bluff" pourrait être le titre d'un film avec James Franco et Seth Rogen qui fument encore et encore de la weed. Or, on est loin de tout ça avec American Hustle. Même si, quand même on rigole pas mal (surtout avec toutes ces extravagances capillaires).

Inspiré en partie d'une histoire vraie, le film retrace le parcours de deux escrocs notoires engagés par un agent du FBI pour arrêter des politiques corrompus, en échange, les escrocs ne se retrouveront pas en prison. Alors bien sûr, toute cette histoire tourne au vinaigre, mais j'en dis toujours trop alors je vais me taire à propos de la suite.
Autant le dire tout de suite, je n'aime pas franchement pas ce genre d'histoires. Les gangsters et la justice, ça m'enchante rarement. Ce qui est appréciable ici, c'est qu'il n'y a pas de coups de feus à répétition ni d'explosions ni de surjeu en mode 'Oulala, c'est vraiment pas bien d'arnaquer les gens. J'aurais mieux fait de reprendre la ferme familiale. Maintenant, je vais mourir, quel idiot je suis.' Vous voyez le genre. Au final, je ne sais pas s'il y a quelque moral que ce soit dans ce film, et ça, c'est chouette de temps à autres.
Ce qui est éblouissant avec ce film, ce sont les acteurs. Particulièrement Christian Bale et Jennifer Lawrence. Ils sont tout simplement incroyables bien que diamétralement opposés. Jennifer Lawrence est à mourir de rire, j'en viens à me demander si elle joue la comédie ou si elle est tout simplement elle-même dans chacun de ses films. Et Christian Bale, ah. Il est tout simplement méconnaissable. Pas juste physiquement puisque vous avez des yeux, vous voyez qu'il a quelques kilos en plus et des cheveux en moins. Ce qui m'a laissée sans voix, c'est vraiment son jeu; sa voix et sa gestuelle étaient parfaites. L'américain enrobé, un peu mafieux sur les bords, type. Il est formidable. Je l'aime et je veux l'épouser.
Ce qui m'a semblé presque de trop, ce sont les voix off. Elles n'interviennent que de temps à autres et certes, facilitent considérablement la compréhension mais je reste sur ma position, on aurait quand même pu s'en passer.
Dans tous les cas, il faut voir ce film. Je pense qu'il peut mettre pas mal de monde d'accord et puis, il va peut-être (sûrement, j'espère) gagner l'oscar du meilleur film et vous pourrez crâner devant vos amis en leur disant que vous l'avez vu avant sa récompense. Et ça sera plutôt la classe.

Oh et je me permets d'accorder une mention spéciale à cette scène où Irving et Sydney dansent dans le pressing, au milieu du tourniquet à vêtements (oui bon, je ne suis pas une experte en laveries). Cette image est sublime.